PROJET
New Security Magazine 150 – mai 2019
Vision du futur au sein d’un secteur conventionnel
Une plate-forme avancée permettant de gérer efficacement les clients et leur proposer des offres à valeur ajoutée, telles qu’une appli pour smartphone, une vérification vidéo ainsi que des mises à niveau Smart Home, c’est ainsi que l’on peut décrire RISCO Cloud. Cette plate-forme a plu tout de suite à Luc Van den Eede, de VDE Security, basée à Buggenhout.
Cet entrepreneur, baigné depuis l’enfance dans les systèmes d’alarme, avait une forte préférence pour les fabricants à la pointe de la technologie. Cette préférence l’a mis assez rapidement en contact avec RISCO, qui a vu le jour en Israël, pays où l’innovation en matière de sécurité est un impératif de survie. « J’ai travaillé avec d’autres systèmes, mais j’en cherchais un qui soit capable de faire plus que les fonctions habituelles et je l’ai trouvé chez RISCO. Ce dernier commercialisait à l’époque l’Orbit 64, l’un des systèmes les plus sophistiqués de ce temps-là. C’était le précurseur de l’actuel ProSys.
Convaincre
RISCO l’a invité à visiter son usine en Israël, mais la visite a dû être reportée à plusieurs reprises en raison de menaces de guerre. « En 2004, le voyage a pu se faire et j’ai été très impressionné. J’ai l’habitude de rendre visite aux fabricants, et lorsque vous constatez la manière professionnelle de fabriquer les produits, il devient plus facile de convaincre le client. »
Et il n’est pas toujours facile d’être convaincu. Et certainement pas par une nouvelle technologie, et pas du tout même lorsque cette technologie n’est pas reprise dans une réglementation, toujours à la traîne. À une époque où Internet était considéré comme totalement inapproprié pour la transmission d’alarmes, RISCO proposait déjà les premières solutions Cloud’. Le fabricant voyait, parmi les premiers du secteur de la sécurité, de l’avenir dans cette technologie qui, dans le cadre de certains budgets pouvait offrir bien plus de fonctionnalités. « Vous ne pouvez pas éviter une telle évolution », affirme Luc Van den Eede. « Mais attention ! Dans quelques années, Security in the Cloud sera la norme. » Mais il reconnaît qu’au départ, le marché n’était pas intéressé.
Tomber et se relever
Pour prouver qu’il avait lui-même confiance dans ce système, Luc Van den Eede raccorda, le premier, l’installation de sécurité de sa propre maison et de son entreprise au Cloud RISCO. « C’était une situation idéale. Nous avions besoin d’un système complexe et nous avions la possibilité de le tester à fond. Et c’était en effet bien nécessaire car le système n’était pas très stable dans les premières années. Le cloud tombait parfois en panne. Pour plus de sécurité nous utilisions aussi notre ancien système. Mais les maladies infantiles furent rapidement guéries et à force de tomber et de se relever, nous sommes parvenus à stabiliser suffisamment la technologie. Entre-temps nous avons profité de l’énorme flexibilité que les systèmes RISCO nous offraient. Nous avons constaté que pour le marché belge, il fallait répondre à un certain nombre d’exigences spécifiques et le fabricant rectifiait à chaque fois le tir. En ce temps-là, je parle des années 1990 et début 2000, il n’y avait pas mille platines raccordées au Cloud. Aujourd’hui, c’est le cas pour la seule Europe, et dans le monde entier, il y en a plus de 300.000. »
Technologie sans fil
Le développement s’est accéléré brusquement lorsqu’en 2010 RISCO a repris l’entreprise Electronics Line. Cette dernière disposait d’une technologie sans fil, pouvant être commandée à distance et qui a depuis été mise en œuvre par RISCO dans ses propres systèmes. « Je ne suis pas moi-même partisan du sans fil », admet Luc Van den Eede, « mais. Léa peut être en effet très pratique dans de nombreuses situations. On peut penser ici à un intérieur monumental. Pas question d’y démolir quoi que ce soit pour se mettre à y installer des câbles. Mais si vous optez pour le sans fil, choisissez alors une bonne technologie que l’on ne puisse pas manipuler facilement à distance, telle que la technologie sans fil RISCO. »
Économies
La peur du Cloud semble bien passée selon Luc Van den Eede. « Il y a des clients qui n’en veulent pas. D’autres se demandent si c’est fiable. Lorsque je réponds que cela vient d’Israel, c’est en général bien reçu. Chacun sait que les Israéliens n’ont pas besoin qu’on leur explique ce qu’est la sécurité. Et à juste titre, car personne n’a encore réussi à manipuler des transmissions d’alarme via le Cloud. Entre-temps, 95% de nos clients ont des demandes que l’on peut satisfaire par une solution ´Cloud’. Ce qui plait énormément, c’est de pouvoir gérer soi-même le système via l’appli ». « C’est très sûr », souligne le responsable de l’assistance technique Wim Van Cauwenbergh, de RISCO. « Tous les signaux sont cryptés et extra-sécurisés par le protocole RISCO qui vient coiffer les protocoles de sécurité existants utilisés pour la communication IP. Le Cloud sert à la communication entre l’appareillage et l’utilisateur. »
Certification obsolète
Alors que certains utilisateurs sont tout à fait enthousiastes concernant l’appli RISCO, de nombreux installateurs sont encore réticents. Cela est dû selon Luc Van den Eede à la réglementation Incert, souvent en retard par rapport aux développements techniques. Luc Van den Eede comprend qu’en matière de sécurité, la qualité doit primer. C’est pourquoi VDE Security est également certifié Incert. La même chose s’applique au matériel RISCO. « Il n’est pas admissible que la réglementation retarde l’évolution technologique, car alors notre secteur se mettrait lui-même hors jeu à un moment donné. Prenez le cas des centrales. Elles sont encore basées en grande partie sur le matériel et donc limitées en flexibilité. Entre-temps il existe des systèmes qui peuvent tout faire et pour lesquels on achète des licences pour la fonctionnalité désirée. C’est une évolution que l’on ne peut pas arrêter. La même chose vaut pour l’étape suivante qui rend les centrales totalement superflues. On parle alors de l’Internet des Objets qui rend possibles les logements et les immeubles intelligents. Tout est possible du point de vue technique, mais c’est légalement interdit ; trop dangereux selon certains ´sages’.
Intelligence
Luc Van den Eede est lui-même un ´sage ´, mais un de ceux qui ont des années d’avance dans leur domaine. « Les clients n’accepteront bientôt plus que leur système d’alarme ne fonctionne pas sans accroc avec la domotique. Ils seront bientôt habitués à un système de navigation sachant où ils doivent aller lorsqu’ils montent dans leur voiture, et ils attendent une intelligence semblable de leur système d’alarme. Que celui-ci puisse enclencher automatiquement le chauffage et l’éclairage, et que cela se fasse très rapidement, afin que l’on n’attende pas cinq secondes pour qu’une lampe s’allume. » L’entrepreneur saisit à nouveau un capteur Sigfox sur la table. « Voici l’avenir. Ce type de capteur rendra la vie des gens plus confortable et plus sûre. La seule chose qui ralentit encore ce développement est un manque de personnes susceptibles de mettre en œuvre et de programmer cette technologie. Je pourrais ainsi offrir du travail à quelques uns, car il y a suffisamment de demande. » Il se réjouit en outre que RISCO continue à s’investir pour rester innovante. « La centrale Agility était, en son temps, la première à rendre possible la sécurité à grande échelle dans le Cloud. Des systèmes qui dans pas très longtemps pourront être proposés comme solutions intégrées. L’étape suivante sera l’intégration à la gestion technique du bâtiment. »
Avec son Cloud et ses applications, RISCO est entièrement conforme à la norme ISO 27001 et est certifié pour cela.
Texte et photos RISCO


