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New Security Magazine 175 – septembre 2025

ACA et ALIA Security soulignent l’importance d’une détection incendie de qualité et d’une suppression progressive et contrôlée de la 2G

ALIA Security (l’association professionnelle de la sécurité électronique) et ACA (la fédération sectorielle des centrales d’alarme) collaborent plus intensivement ces derniers temps, et s’intéressent particulièrement aux systèmes de détection incendie correctement installés et entretenus sur le marché résidentiel. « Un cadre bien défini doit également être mis en place pour la suppression progressive et raisonnée de la communication 2G », déclarent à l’unisson Pieter Debersaques et Johan Chenot, respectivement présidents de l’ACA et d’ALIA Security.

Par Bart Vancauwenberghe

Assurer la sécurité de chacun est le résultat d’une chaîne de prestataires de services bien coordonnés qui collaborent étroitement. C’est l’une des raisons pour lesquelles ACA et ALIA Security évoluent dernièrement en tant que fédérations partenaires. « Nos membres ont des fonctions complémentaires dans la chaîne de sécurité intégrale », souligne Pieter Debersaques. « Depuis que Johan Chenot est à la tête d’ALIA Security, cette prise de conscience s’est renforcée. Nous avons besoin l’un de l’autre pour offrir une qualité meilleure dans nos spécialisations et convaincre d’autres parties prenantes d’anticiper correctement les thèmes cruciaux. »

Johan Chenot acquiesce. « Pieter et moi, nous nous connaissons depuis le Conseil consultatif, un organe de la Direction Contrôle Sécurité Privée du service public fédéral. Il y a cinq ans, celui-ci a créé un groupe de travail sur la qualité et l’excellence. En élargissant ce groupe à des représentants de toutes les parties concernées (agents de sécurité, centrales d’alarme, installateurs de systèmes de sécurité électroniques), nous avons appris à mieux nous connaître et nous pouvons sensibiliser davantage sur l’importance de certains thèmes. Finalement, nous représentons les intérêts des clients privés et professionnels disposant de solutions de sécurité. Ces dernières années, nous avons pris plus conscience de la nécessité de collaborer pour impliquer tous les acteurs dans la recherche d’un niveau de sécurité plus élevé. À cette fin, nous développons des thèmes communs pour dynamiser la coopération entre les deux fédérations. »

Systèmes de sécurité incendie

La prévention incendie dans les bâtiments résidentiels est l’un des sujets sensibles. « Chaque année, on dénombre environ 10.000 incendies en Belgique », poursuit Pieter. « Ce chiffre pourrait augmenter à terme, avec la multiplication des trottinettes, vélos, voitures électriques, etc., autour de nous. Les moments de recharge de ces véhicules présentent en soi un risque potentiel d’incendie. C’est précisément pour cette raison qu’il est essentiel que le plus grand nombre possible de foyers soient équipés de systèmes de détection incendie correctement installés, entretenus par des professionnels et connectés à une centrale d’alarme. »

Il manque cependant un cadre règlementaire clair sur la manière dont l’installation et la maintenance doivent être réalisées. « C’est regrettable car sans un tel cadre, la détection incendie a peu d’intérêt », explique Johan Chenot. « Il existe bien la norme belge NBN S 21-100, qui contient des directives pour l’analyse des risques, la conception, l’installation, la mise en service, l’utilisation, le contrôle et la maintenance de tels systèmes, mais les pouvoirs publics ne peuvent pas obliger les particuliers à s’y conformer. Le problème est que l’on peut facilement acheter des systèmes de détection incendie dans les magasins de bricolage, mais des capteurs doivent aussi être installés aux bons endroits. N’oubliez pas qu’un incendie se propage rapidement. Une détection et une alerte rapides sont primordiales pour intervenir rapidement et limiter les dommages. Une maintenance professionnelle est tout aussi essentielle, car la détection incendie est sinon pratiquement inutile. »

« A l’heure actuelle, la détection incendie est un peu le parent pauvre des systèmes de sécurité électroniques en termes de réglementation. C’est pourquoi l’ACA et ALIA Security préparent une brochure que nous souhaitons diffuser auprès des clients finaux privés par l’intermédiaire des centrales d’alarme et des installateurs de systèmes de sécurité. Parallèlement, nous continuons à sensibiliser les pouvoirs publics. Nous considérons cela comme notre responsabilité sociétale », explique Pieter.

Suppression progressive de la communication 2G

Pour la suppression progressive de la communication 2G, il n’existe pas non plus de cadre officiel. « Les opérateurs télécoms ont leurs plans et ont fixé des dates lors de discussions il y a quelques années, mais la situation reste malheureusement floue », souligne Johan Chenot. « Ils appliquent leurs calendriers pour une suppression progressive, mais cette liberté de ‘couper’ la 2G peut avoir des conséquences considérables sur la communication entre les machines et l’accessibilité des centrales d’alarme. »

La 2G utilise une bande de fréquence plus basse pour la communication des données, ce qui lui confère une portée de signal plus large. « Plus la fréquence est élevée, plus la portée est faible. Sans la 2G, en particulier dans les zones plus reculées, il pourrait être difficile de maintenir la chaîne cruciale des prestataires de services de sécurité coordonnés. »

ACA et ALIA Security veulent donc inciter le cabinet du ministre Maxime Prévot (compétent pour l’Institut belge des services postaux et des télécommunications BIPT, qui supervise les secteurs des services postaux et des télécommunications, ndlr) à élaborer un plan cohérent pour la suppression progressive de la 2G, de préférence à plus long terme.

« Rien qu’en Belgique, des centaines de milliers de systèmes sont connectés via la 2G. Chacun doit donc avoir le temps de préparer minutieusement cette ‘sortie’ et de veiller à ce que la chaîne des services de sécurité reste intacte à tout moment. Idéalement, cela devrait se faire au niveau européen. Plusieurs associations professionnelles européennes demandent aux décideurs politiques une suppression progressive et contrôlée de la 2G. »

Ce n’est pas un hasard si ce thème a été abordé lors d’une question parlementaire en France en début d’année. « Là aussi, la réponse est que la désactivation des réseaux 2G et 3G relève d’une décision stratégique des opérateurs de télécommunications. Si nous voulons que nos infrastructures (de sécurité) critiques fonctionnent optimalement, ce point doit être clarifié au plus vite », concluent Pieter Debersaques et Johan Chenot.

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www.aliasecurity.be