ANPI  
New Security Magazine 175 – septembre 2025

Incendies volontaires : comprendre le risque pour mieux le prévenir

Les incendies volontaires — ou Arson — sont déclenchés dans le but de nuire. En Belgique, chaque jour, 18 incendies se déclarent, dont plus de la moitié sont d’origine volontaire. Ils représentent une forme de criminalité aux conséquences potentiellement dramatiques pour les entreprises, les collectivités et les services publics. Loin de constituer des événements isolés, ils s’inscrivent dans un contexte complexe mêlant vandalisme, conflits sociaux, troubles psychologiques ou encore fraude à l’assurance. ANPI consacre un dossier technique à cette problématique, en rassemblant les connaissances actuelles sur les causes, les typologies et les mesures de prévention liées aux incendies volontaires.

Une menace multiforme

Aucun type de bâtiment n’est à l’abri. Certains contextes sont toutefois plus à risque : entrepôts, écoles, bâtiments inoccupés, établissements publics ou zones urbaines sensibles. L’incendiaire peut être un inconnu, un ancien employé, un adolescent, voire un acteur lié à une organisation criminelle. Les motivations sont diverses : volonté de nuire, pression psychologique, acte de représailles ou recherche d’un bénéfice personnel.

Les conséquences ne se limitent pas aux dommages matériels: interruption d’activité, pertes financières, atteinte à la réputation et désorganisation interne figurent parmi les répercussions les plus fréquentes.

Typologie et signaux d’alerte

Le dossier distingue plusieurs formes d’incendie volontaire : actes isolés ou en série, feux déclenchés pour masquer une infraction, sabotage, actions revendicatives, incendies commis par des mineurs ou liés à des troubles mentaux. Certains indices doivent alerter : présence de foyers multiples, produits accélérants, accès forcés, sabotage des systèmes de sécurité ou comportement inhabituel d’une personne sur place.

Prévention et évaluation du risque

La prévention des incendies volontaires repose sur une combinaison de mesures organisationnelles, techniques et humaines: gardiennage, contrôle d’accès, aménagements architecturaux dissuasifs, éclairage extérieur, sensibilisation du personnel. L’évaluation des risques doit être intégrée à la stratégie globale de sécurité de l’entreprise, en tenant compte des vulnérabilités internes et externes.

Le dossier propose également des grilles d’évaluation pour estimer la probabilité d’un incendie volontaire et l’efficacité des mesures en place.

Agir ensemble pour une prévention efficace

La prévention des incendies volontaires repose sur une stratégie globale et une responsabilité partagée entre les différents acteurs. Elle combine des mesures techniques fiables – comme l’utilisation de systèmes de protection certifiés BOSEC ou INCERT, la conformité aux normes NBN S 21-100-1 et S 21-100-2, la réception des installations par un organisme d’inspection accrédité tel que ANPI, ainsi que leur maintenance et contrôle périodique par des professionnels reconnus – et une mobilisation active de tous les acteurs : dirigeants, personnel, installateurs certifiés, experts RCCI (recherche des causes et circonstances d’incendie), services d’incendie, forces de l’ordre et aussi assureurs. À cela s’ajoutent la formation ciblée des professionnels, l’analyse rigoureuse des risques, et une coopération renforcée pour anticiper, détecter et limiter les conséquences de ces actes criminels.

Pour commander le dossier complet :

Source : ANPI asbl – Association Nationale pour la protection contre l’incendie et le vol

www.anpi.be