REPORTAGE
New Security Magazine 150 – mai 2019
Un changement de cap stratégique assure une croissance exponentielle
Depuis le changement stratégique de cap opéré il y a environ quatre ans, DEF Belgium a doublé son chiffre d’affaires, et le nombre de ses collaborateurs est passé de 46 à 62. « En approchant le marché directement en tant qu’entrepreneur principal, nous avons évolué vers une position de prestataire de solutions sur mesure en matière de sécurité incendie. C’est aujourd’hui notre cœur de métier », déclare Tom Stichelbaut, directeur des ventes et activités chez DEF Belgium. Cette dernière a emporté récemment, outre quelques projets dans le nucléaire, entre autres le contrat cadre pour le Parlement européen.
DEF Belgium a été créée il y a 40 ans et est une filiale du fabricant français Réseau DEF, qui regroupe environ 60 entreprises spécialisées en sécurité incendie, surtout dans les pays européens. « Le choix d’entreprendre nous-mêmes des projets d’un niveau de complexité plus élevé s’est avéré d’une importance stratégique. Nous remarquons encore souvent que certains intervenants sur le marché laissent les entreprises investir dans la sécurité incendie mais ne suivent plus le client une fois le dossier ´as built’ bouclé », affirme Tom Stichelbaut. « Alors que DEF Belgium s’est profilée il y a quelques années comme sous-traitant de grandes entreprises d’électricité, elle s’adresse à présent directement au marché en tant qu’entrepreneur principal, en faisant appel pour l’installation du matériel à un installateur externe. Nous sommes et restons, en première instance, un fabricant et expert en systèmes de sécurité incendie. »
Plus que conforme aux normes
« Nous distinguons deux types de clients : d’une part les entreprises désirant être conformes aux normes, sans plus, et d’autre part les clients ´haut de gamme ´, qui visent le même objectif et désirent le réaliser à l’aide de matériels de haute qualité, provenant d’un seul fabricant. De plus, DEF Belgium atteint non seulement les normes de qualité BOSEC et FISQ en tant qu’entreprise, mais 22 de nos collaborateurs sont certifiés BOSEC à titre personnel, ce qui implique qu’ils sont reconnus comme experts en matière de sécurité incendie et qu’ils sont capables de donner des conseils et d’élaborer des solutions », déclare Christophe Pia, directeur des ventes DEF Belgium. Compte tenu du fait que le groupe français possède chez nous deux autres entreprises spécialisées respectivement dans la distribution et dans la vente de solutions standards, DEF Belgium peut se concentrer totalement sur la ´vente de projets’. « Parmi nos experts BOSEC, nous comptons, entre autres, des chefs de projet, des collaborateurs commerciaux et des responsables d’entretien. Nos projets ne se distinguent pas tellement par la taille mais plutôt par leur complexité. Soit la sécurité incendie fait partie intégrante de l’activité commerciale du client, soit ce dernier possède plusieurs sites d’exploitation qu’il désire relier et uniformiser », nous explique Christophe Pia.
Projet familial
Tout comme le groupe dont fait partie DEF Belgium, basée à Lot-Beersel, l’entreprise attache beaucoup d’importance aux valeurs d’une entreprise familiale. En raison de la croissance exponentielle de ces dernières années, de nombreux collaborateurs ont été embauchés, et de ce fait, l’adhésion à la culture d’entreprise s’avère primordiale. Le taux de rétention est très élevé. La formation constitue également un fleuron. « Notre académie propose aussi bien des formations internes qu’externes. De nombreux collaborateurs progressent en interne. Certains collègues sont passés d’une fonction d’entretien technique à des postes, par exemple, de chef d’équipe d’entretien, d’ingénieur de mise en service, de chef de projet, ou à une fonction commerciale. Nous utilisons tous les canaux possibles pour attirer des collaborateurs qualifiés. Nous avons de bons contacts, entre autres, avec l’Institut technique Don Bosco, à Hal, et avec Bruxelles Formation. Actuellement nous sommes à la recherche, entre autres, de techniciens d’entretien, de responsables de maintenance ainsi que de collaborateurs pour des fonctions supérieures d’encadrement, néerlandophones ou francophones », nous informe Tom Stichelbaut.
