VISITE D'ENTREPRISE
New Security Magazine 145 – février 2018
L’approche personnalisée : un atout supplémentaire pour l’installateur et le client
En tant que fabricant de systèmes de contrôle d’accès et de verrouillage, le groupe français CDVI est devenu un acteur international du marché capable de fournir des solutions globales pour n’importe quel projet impliquant la sécurité. « Pour nos distributeurs, nous faisons partie d’un groupe international ; les installateurs sont nos partenaires », explique Bram Soete, sales manager de CDVI Benelux, la stratégie d’entreprise.
CDVI a été fondé en 1985 par l’ingénieur français David Benhammou. On lui doit le clavier à code électronique Digicode qu’il a lancé sur le marché français. Après avoir acquis plusieurs fournisseurs au fil des années, l’entreprise a concentré toutes les activités en interne. Aujourd’hui, le groupe (qui reste une entreprise familiale) est spécialisé dans la production et l’assemblage de systèmes de contrôle d’accès et de verrouillage, et emploie quelque 250 personnes dans le monde.
Marché de niche
« Le contrôle des accès est une véritable niche sur le marché de la sécurité. Les systèmes de contrôle des accès sont plus complexes car ils combinent des éléments mécaniques et électroniques. La gamme de solutions sur le marché est plus variée », poursuit Bram Soete de CDVI Benelux (voir encadré) ; ce sont des produits qui sont exclusivement distribués par les grossistes. « C’est une des raisons pour lesquelles CDVI a décidé, à l’époque, de créer ses filiales afin de pouvoir fournir une formation et un support locaux. Le niveau de sécurité, mais aussi le matériau (bois, acier etc.) dans lequel est fait une porte peut jouer un rôle crucial dans le choix et l’intégration des systèmes de contrôle d’accès. »
Un marché n’est pas l’autre
« D’autres acteurs de la sécurité se concentrent soit sur le contrôle des accès, soit sur les lecteurs de cartes, ou encore sur les serrures électroniques. CDVI propose toute cette gamme de produits dans un seul catalogue. En gardant toutes les activités sous régie propre, nous sommes en mesure de garantir à nos clients (finaux) dix années de garantie. Pour les systèmes de contrôle des accès comme par exemple Atrium, nos clients finaux sont principalement des PME. En revanche, les claviers à code simple, qui sont plutôt des produits de base comme le digicode Galeo, sont à 90% destinés au marché résidentiel », poursuit Bram Soete. Aujourd’hui, CDVI a fortement progressé sur le marché européen. Au Royaume-Uni, l’accent est surtout mis sur le marché de la sécurité, dont les serrures électroniques représentent une part importante. L’entreprise est aussi implantée en Suède, en Suisse, en Espagne, au Portugal, en Italie et au Maroc ; Pour le marché américain, c’est la filiale canadienne qui sert de tête de pont. Et le fabricant français conserve un beau potentiel de croissance dans les pays de l’ancienne Europe de l’Est.
Pantin
C’est à Pantin, près de Paris, que se trouve le siège social du groupe. Plusieurs unités de production sont également situées dans la banlieue parisienne, dont les activités de construction de matrice et de moulage par injection ou encore les encadrements métalliques. L’usine où se déroulent une partie de la production et de l’assemblage se trouve, elle, à Bury, à une soixantaine de kilomètres de la capitale française. En Italie, l’entreprise Erone, qui fabrique des émetteurs-récepteurs, a été reprise et rebaptisée CDVI Wireless.
Une détection plus précise
« Le marché des systèmes de contrôle des accès n’est pas un marché de prix à proprement parler. Les installateurs veulent avant tout être certains qu’ils bénéficieront d’un soutien suffisant dans le choix des produits et l’installation, et qu’ils pourront assurer un bon service à leurs clients. Dans ce cadre, ils apprécient fortement notre propre soutien technique. Souvent, un installateur nous téléphone car il a été contacté pour un système de contrôle des accès en panne. Avant de rappeler son client, il nous consulte sur la base des données que celui-ci lui a fournies pour essayer d’identifier les causes possibles. Il est ainsi en mesure de mieux cerner le problème, de le résoudre plus rapidement, tout en faisant bonne impression auprès de son client », ajoute Bram Soete.
Lignes courtes
« Notre approche vis-à-vis des distributeurs et des installateurs privilégie l’accessibilité. Nous tenons à être réellement disponibles pour nos clients et installateurs, car nous donnons ainsi un sentiment de sécurité à nos clients-distributeurs, surtout grâce aux dix ans de garantie que CDVI leur assure. Pour le distributeur, il est essentiel que CDVI Benelux fasse partie d’un groupe solide. Pour l’installateur, notre proximité physique est très importante, et elle nous permet aussi de garder un œil sur la destination finale de nos produits. Le fait que notre filiale soit à deux heures de route à peine de l’usine de Bury permet des contacts plus réguliers et plus intenses. Pour l’installateur qui nous rend visite, nous sommes plus un collègue qu’un visiteur. Lorsque nous évaluons de nouveaux produits, ou en cas d’éventuel problème de conception, nous pouvons par exemple faire modifier les matrices de moulage par injection en concertation, ou prévoir des renforcements pendant l’assemblage. Grâce à tous ces facteurs, nous connaissons nos produits sur le bout des doigts et nous pouvons assister au mieux l’installateur.
Bury
Jusqu’en 2004, c’est à Pantin que se déroulait le gros de nos activités d’assemblage. Seule la production des circuits imprimés était externalisée. Comme nous manquions de place, nous avons cherché des sites de production supplémentaires en banlieue parisienne. C’est ainsi que nous avons repéré un complexe d’une superficie construite totale de 9000 m² à Bury, non loin de Beauvais. C’est ici qu’arrivent les produits semi-finis des autres sites et que sont fabriqués les circuits imprimés et les pièces terminées. Vient ensuite l’assemblage des produits finis, le testing des systèmes et l’emballage, après quoi les produits partent pour les diverses filiales du groupe. Marc Bouillier, directeur du site de CDVI Electronics qui emploie environ 75 personnes : « Dans cette usine, on fabrique environ 4500 produits différents. Les tailles des séries vont d’une cinquantaine jusqu’à quelques milliers d’exemplaires. Les produits finis sont notamment les systèmes de contrôle des accès Centaur et Atrium ainsi que les électro-aimants. » Dans un autre secteur de l’usine de Bury, les systèmes de verrouillage de CDVI (qui prennent la forme de profils architecturaux ou de poignées) sont fabriqués et assemblés à partir de profils en aluminium. « Cette production est affectée à un hall distinct car la poussière et le bruit sont incompatibles avec la fabrication des produits électroniques du groupe », explique Bouillier. Le parc de machines de CDVI Electronics inclut des machines CNC, dont une presse à découper, deux centres de traitement, deux assembleuses et un centre de traitement à trois axes pour les pièces complexes.
Contrôle de qualité
Avant de quitter l’usine, toutes les fonctions de chaque produit fini sont vérifiées une par une sur des bancs d’essais spéciaux. « Le risque de voir un produit défectueux quitter l’usine est inexistant. Le seul risque impossible à exclure totalement est qu’ils subissent des dégâts pendant le transport », explique Bouillier. « Le délai de commercialisation moyen de nos produits est très variable. Pour certains, comme les lecteurs de carte, l’électronique est identique mais l’assemblage diffère selon le choix de la couleur du boîtier, qui peut être noir ou blanc. Le délai de commercialisation dépend principalement du stock de composants disponibles. Grâce à un planning flexible et au fait d’anticiper avec vigilance sur d’éventuels retards de livraison, nous pouvons faire face sans problème. Bien entendu, nous devons aussi tenir compte des prévisions de nos collègues commerciaux sur le terrain. » CDVI ne dépend pas d’usines en Asie, mais contrôle toute la chaîne d’approvisionnement au niveau local. « Si, par exemple, une grève paralyse les ports, le seul impact pour nous se limite à l’arrivée des pièces. Une sécurité de stock suffisante nous garantit qu’une telle situation mettra du temps à impacter nos livraisons aux distributeurs, ce qui constitue un atout supplémentaire des produits européens », conclut Bram Soete.
Parr Philip Declercq
CDVI Benelux en bref
La filiale de CDVI pour le Benelux a été créée à Zwevegem en 2007. Auparavant, les ventes pour ce marché passaient par le service exportation à Pantin. Aujourd’hui, elle emploie 8 personnes, dont deux conseillers technico-commerciaux (un pour la Flandre, l’autre pour la Wallonie) et deux collaborateurs techniques. Le stock destiné au marché du Benelux est conservé à Zwevegem. Un support technique bilingue est fourni, et la filiale dispose de son propre espace de formation.
Des formations, y compris sur YouTube
« Nous organisons deux à trois formations par semaine », explique Bram Soete. « Elles sont données en petits groupes. Généralement, elles sont personnalisées car les connaissances préalables des participants diffèrent souvent beaucoup. Certains connaissent les serrures électriques, d’autres les adresses IP, d’autres encore ni l’une ni l’autre. Les formations sont le prolongement des présentations de produit que nos conseillers technico-commerciaux donnent chez les distributeurs. Ces connaissances permettent aux installateurs de mettre sur pied un système de base. Nous exploitons aussi les canaux numériques. Depuis peu, une série de 8 vidéos (8 x 5 minutes) expliquant les principes de base de notre système Atrium est en ligne sur YouTube. Pour l’installateur qui a un problème technique sur le chantier, c’est beaucoup plus pratique qu’un manuel imprimé. Notre centre de Zwevegem organise aussi des formations plus poussées. Les formations Atrium, Centaur et Digiway sont agréées par Vormelek.





