REPORTAGE
New Security Magazine 154 – avril 2020
Vers un chantier sûr
Un chantier de construction n’est pas l’endroit le plus simple à sécuriser. Cela a tout à voir avec le caractère temporaire des activités spécifiques. Néanmoins, c’est une nécessité car les criminels lorgnent de plus en plus vers les chantiers de construction. Uniquement durant la période de congés du bâtiment, on constate sept vols sur chantier par jour. Pour aider les entrepreneurs en construction à bénéficier d’une protection adéquate à chaque étape du processus de construction, Trigion lance, conjointement avec Betaguard et BPI, le concept WERF (Chantier).
Les vols sur chantier sont malheureusement en augmentation. En 2017, cela a concerné 2850 vols, représentant 2 % du chiffre d’affaires des entreprises de construction. Plus important que les dommages matériels subis par les entreprises, le vol peut interrompre complètement le processus de construction. Steven Verrept, directeur de Trigion : « Et cela peut causer d’énormes dégâts économiques. Malheureusement, il n’est pas facile pour les entreprises de construction de sécuriser adéquatement leur chantier. Cela découle des différentes phases de construction, chacune ayant ses propres conditions et exigences de sécurité. De plus, il existe une multitude de systèmes de sécurité, ce qui rend difficile pour l’entreprise de construction de continuer à ne pas laisser l’arbre cacher la forêt. »
Une sécurité adaptée à chaque phase de construction
Trigion s’est donc associé à BetaGuard et BPI avec un nouveau concept de sécurité : WERF (Chantier). « L’idée derrière cette collaboration est simple », explique Steven Verrept. « En unissant nos forces, nous sommes en mesure de proposer à tout moment de la phase de construction et pour tout projet, la sécurité la plus appropriée. Nous regroupons non seulement nos solutions, mais aussi nos connaissances et savoir-faire, pour prévoir en fonction des besoins de sécurité spécifiques, la protection adéquate. Nous voulons décharger les entrepreneurs de la construction de A à Z, en fonction du budget de chacun. Même une petite PME peut faire appel à nous pour mettre en œuvre la bonne combinaison de systèmes de sécurité, avec des moyens plus limités. »
Flexible et modulable
Il était important pour Trigion, BPI et Betaguard de proposer une solution pouvant évoluer avec le processus de construction. Lors du démarrage des travaux de terrassement il n’y a encore que peu à voler et il suffit d’une patrouille d’un agent de sécurité avec son chien pour avoir un effet dissuasif. Dans la phase de gros-œuvre une surveillance périmétrique est plus appropriée. Johan Verrept : « Nous plaçons des capteurs dans le sol qui fonctionnent sur la base d’une technologie à infrarouge. Après une double détection, un signal est envoyé vers la régie, la caméra ou le téléphone portable du chef de chantier, comme le souhaite le client. » Dès que les réseaux utilitaires démarrent, des installations supplémentaires peuvent être ajoutées. « Clôture, loge de portier ou baraque de chantier, détecteurs de mouvement mobiles, tourniquets, technologie d’alarme incendie ou d’évacuation, contrôle d’accès, ... Tout est possible. Nous pouvons également installer un module de pointage, pour être parfaitement en règle en cas de contrôle ONSS. »
Un interlocuteur unique pour tous les besoins de sécurité
WERF a, depuis, été déployé dans différents projets de construction du port d’Anvers. « Les réactions sont particulièrement positives. Cela se remarque aussi aux questions que nous recevons à ce sujet. La force de ce concept réside dans le fait que nous pouvons décharger totalement l’entrepreneur dans toutes les phases du processus de construction. Il n’a qu’un seul interlocuteur pour évaluer ensemble les risques liés au chantier, et en étroite concertation avec lui, prendre les mesures de sécurité appropriées. Et cela fonctionne », conclut Johan Verrept.
Par Valérie Couplez
Photos Facilicom
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