PROJET  
New Security Magazine 150 – mai 2019

Quinze commerces horeca protégés par le logiciel pour caméras IP Eocortex

Les caméras peuvent servir à davantage de choses que la seule télésurveillance. C’est ce que prouve C.Group, une entreprise horeca d’Hasselt qui a converti le système de caméras de ses quinze établissements vers le logiciel Eocortex, de Visuatech. Il en est résulté une installation de pointe qui aide à effectuer des tâches très diverses.

Avec des établissements tels que The Century, C-bar, Crudo, Hashotel, Bar Bouffe et autres commerces de traiteur, basés dans le site Corda, les anciens bâtiments de Philips, C.Group est un acteur majeur du secteur horeca de Hasselt et des environs. Ces établissements horeca sont dirigés depuis le cœur de l’entreprise, à Kuringen, par le gérant Dimitri Beckers et son équipe dirigeante. C’est son bras-droit Arne Prikken qui nous guide à travers l’historique de l’entreprise : « La première affaire que nous avons rachetée était The Century, une brasserie-restaurant-hôtel connue dans le centre de Hasselt. C’était il y a vingt ans environ. Nous nous sommes surtout développés en tant que groupe au cours de la dernière décennie, avec le rachat du Hashotel et l’ouverture de la cafétaria visiteurs de l’hôpital local, il y a seize ans. Depuis, tout s’est rapidement accéléré. Aujourd’hui, le groupe compte une quinzaine d’entreprises réparties sur cinq sociétés. Nous employons au total 200 équivalents temps plein. »

Comment garder le contrôle de l’ensemble ?

En tant qu’équipe dirigeante, nous désirons évidemment garder un œil sur ce qui se passe dans l’entreprise. Mais comment faire lorsque cette dernière est dispersée dans autant d’endroits différents ? La solution est on ne peut plus impressionnante : dans l’épicentre de l’entreprise trônent 25 grands écrans avec des images très nettes de tous les sites. Dans les établissements eux-mêmes sont suspendus une quinzaine d’écrans supplémentaires. Ils affichent au total les images prises par quelque 250 caméras.

Arne Prikken : « Je tiens tout de même à souligner que nos caméras ne sont pas là pour surveiller le personnel. Le contrôle et la dissuasion ne sont pas l’objectif principal. Pour nous, ce qui importe surtout c’est d’avoir une vue d’ensemble de la marche de nos affaires au sein de nos restaurants, hôtels, bars et cafés. Nous pouvons à présent détecter plus facilement les points d’achoppement apparaissant quelque part : des gens devant attendre trop longtemps à un comptoir, un manque de personnel quelque part à une heure d’affluence, etc. En outre, les images de caméras peuvent clore aussi de possibles discussions : a-t-on correctement établi la note d’une table ? Les clients ont-ils reçu ce qui se trouve sur leur addition ? Nous avons également déjà fait appel aux images pour des pertes de sacs à main et de téléphones. Mais pour nous, le plus important est que nous ayons à présent un outil grâce auquel nous puissions être présents dans nos établissements. »

La croissance nécessite une intervention

Comme souvent pour les entreprises en croissance rapide, il se produit ici et là des difficultés. C’était le cas pour C.Group en ce qui concerne la vidéosurveillance. Il y a quelques années, C.Group a fait la connaissance de Visuatech via l’entreprise d’installation AB Matic d’Alex Beckers, le frère du gérant. Visuatech est l’un des fournisseurs, et a été proposée pour participer à la réflexion concernant le développement futur de l’installation. Lors de la réunion, elle est représentée par son gérant Frederick Jacobs. Ce dernier fait l’historique de l’installation : « C.Group a toujours été à l’avant-garde pour la mise en œuvre de caméras de surveillance. Il y avait par exemple déjà des installations avant que nous n’intervenions, au Century et dans un immeuble de bureaux lui appartenant. Via AB Matic nous avons été, durant sept ans environ, le fournisseur des caméras, des serveurs et du logiciel correspondant. En première instance, l’ensemble fonctionnait sur Geovision, qui était à l’époque une excellente solution. Mais ce progiciel a atteint progressivement ses limites du fait de la croissance rapide du groupe. À ce moment-là, chaque établissement avait plus ou moins son propre système, avec des serveurs locaux et un affichage d’images. La communication de ces images a été un sérieux défi, qui est allé croissant avec le temps. C’est pourquoi, il y a trois ans, nous avons pris la décision de revoir de fond en comble l’installation. Nous avons alors, en concertation avec C.Group, opté pour le logiciel d’Eocortex, qui pour ce type d’installation plus grande, est mieux adapté. La gestion de tous les écrans à distance se fait à présent plus facilement. Elle est aussi évolutive et peut donc être étendue par la suite. La conversion s’est faite selon un canevas précis : tous les systèmes existants ont été convertis vers le nouveau logiciel ; au niveau utilisateur, toutes les données ont abouti ici de façon centralisée et de nouveaux emplacements ont été équipés de serveurs. Pour finir nous avons résolu des problèmes d’images qui n’étaient pas convenablement transmises. La cause résidait dans les liaisons Internet respectives et dans les réglages locaux. En concertation avec le service informatique de l’entreprise, nous avons opté pour une solution basée sur le ‘cloud’. »

Serveur basé sur le cloud

Le cloud occupe à présent un rôle central dans l’installation. Ceci offre plusieurs avantages. Frederick Jacobs : « Toutes les image sont à présent transmises et affichées ici sur les écrans via un concentrateur central. Les serveurs sont implantés localement, dans les établissements, mais le serveur d’authentification se situe dans le cloud. Les droits d’utilisation sont attribués à partir d’ici ; et la même chose vaut pour l’exécution des mises à jour. Avant, cela devait se faire établissement par établissement. »

Logiciel à fonctions intelligentes

« Lorsque nous examinons de près le logiciel Eocortex et la licence Ultra correspondante, nous constatons immédiatement les innombrables fonctions intelligentes qui peuvent être activées. On peut citer le décompte de personnes, la cartographie de zones denses, le couplage de systèmes de caisse, la reconnaissance faciale et de plaques d’immatriculation, et aussi la détection de flamme et de fumée. Nous pourrions, par exemple, restituer parfaitement en images combien il y a eu de personnes dans un établissement donné, et combien de personnes font la queue. L’étape suivante consistera à lier les images aux transactions en caisse. Nous pourrons ainsi vérifier ce qui est tapé sur une addition. Et cela marchera aussi en sens inverse : saisir le numéro de l’addition et obtenir automatiquement, à l’écran, l’image correspondante. Les discussions seront ainsi rapidement closes. »

Par Sammy Soetaert

www.visuatech.be

https://cgroup.be/

Le logiciel sur d’anciennes caméras

Question intéressante : installer un tout nouveau logiciel sur d’anciennes caméras a-t-il une influence sur le résultat final ? Frederick Jacobs : « Dans le cas présent, l’installation consiste en un méli-mélo d’anciennes caméras IP, de caméras traditionnelles et de caméras IP flambant neuves. Il y a donc différentes qualités d’image, mais en soi, ce n’est pas un problème pour le logiciel. Entre-temps, environ 80% de l’installation sont composés de caméras IP. Les anciennes caméras analogiques ne demandent que relativement peu au système ; la même chose vaut pour les nouvelles caméras IP. Les anciennes caméras IP représentent toutefois une charge lourde pour le réseau. La cause est liée à la capacité de codec. La compression de ces fichiers en format .JPEG était alors bien plus lourde pour le réseau, mais avec les nouvelles caméras IP le problème est heureusement derrière nous. Tous les types de caméras peuvent donc travailler sans problème côte à côte. »