EVÉNEMENTS  
New Security Magazine 142 – avril 2017

« L’intégration accroît la sécurité »

Lors du salon New Security, Agoria Security Technologies (AST) a organisé une conférence sur le thème ‘Integrated security solutions for buildings and industrial sites’. Le message des deux orateurs était clair : intégrez les applications de sécurité et utilisez toutes les sources disponibles pour votre analyse des risques.

« The challenge is not to know something but to know the way to find it”. Nous avons accès à tellement d’information que cela devient un art de trouver ce que vous cherchez. The Internet of Things va jouer dans l’avenir un rôle plus important que la source Big Data. Si une personne ouvre son frigo ou se sert de son four à micro-ondes, ces interventions signifient une présence. Si la grille d’entrée ou la porte de garage est ouverte, cela peut signifier tout autre chose. Ceci vaut aussi pour les réseaux sociaux où on peut trouver pas mal d’information sur un individu via une recherche ciblée. Ce que je dis est-il nouveau ? Non bien sûr, de nombreuses entreprises utilisent les sources ouvertes pour envoyer des messages commerciaux de manière ciblée. Vous pensez que c’est une coïncidence de recevoir des propositions d’hôtels via booking.com sur des villes que vous avez visitées sur Google ? Une analyse pointue de l’information laissée consciemment ou inconsciemment par une personne sur internet peut conduire à des résultats surprenants. »

Ces paroles sont de Patrick Heylen, business unit manager chez Salto Systems. Sa présentation était axée sur le PSIM (Physical Security Information Management), une plateforme logicielle pour la gestion centrale des systèmes de gestion de bâtiments et de sécurité comme le contrôle d’accès, la parlophonie, la sécurité incendie et par caméra, les ascenseurs, la détection intrusion, le HVAC, l’éclairage et les réseaux IT. Il perçoit cinq conditions absolues pour réaliser un PSIM performant : intégration, modularité, ouverture (utilisabilité), évolutivité (petits/grands utilisateurs) et une configurabilité spécifique selon le client ou l’individu. « Nous pensons aussi à la configuration des différents appareils tels que le pc, la tablette et le smartphone. Ou encore le cloud. Mais à quel point ces applications mobiles sont-elles sûres ? Ne craignez rien car une sécurité fiable est relativement simple à réaliser, mais pensez-y. Veillez à ce qu’on ne dispose pas trop de vous, certainement pas plus que vous ne le souhaitez.

« A Bruxelles, il y a un projet pilote où six communes partagent de l’information pour augmenter la sécurité. »

Patrick Naze, Engie Fabricom Belgium

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Patrick Naze, department manager chez Engie Fabricom Belgium, a présenté le fonctionnement d’Agoria Security Technologies et expliqué la raison d’être de l’organisation. « Nous voulons donner une plate-forme domestique à nos membres, les rassembler pour être plus forts. Tant chez les particuliers qu’auprès des entreprises, nous remarquons une forte demande pour plus de sécurité. La surveillance de personnes est un thème important, et on s’intéresse de plus en plus à l’intégration de divers systèmes de sécurité associés à de l’intelligence. » Sur ce dernier point, Alain Collier, orateur lors du séminaire d’AST l’an dernier, donne une définition claire : l’’intelligence’ ou la gestion de l’information signifie tous les logiciels et les algorithmes capables d’analyser une grande quantité d’informations numériques et de les appliquer, principalement via les réseaux sociaux. « Rassemblez dans un seul système tous les produits pour la CCTV, le contrôle d’accès, la sécurité périmétrique et intrusive, la biométrie et autres, et le niveau de protection pour les hommes, les bâtiments et les produits augmentera de manière spectaculaire. Vous vous souvenez de cette recherche de l’homme au chapeau après les attentats à l’aéroport de Zaventem ? Imaginez les avantages d’une intégration des systèmes de sécurité de la police, de la Défense, de la SNCB, des pompiers, de Brussels Airport, de la STIB, de De Lijn, des TEC et de Fluxys. Mais nous sommes alors confrontés à un problème : quelle quantité d’information ces partenaires sont-ils prêts à partager ? »

Par Rudy Gunst

www.agoria.be